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dimanche 25 juin 2017

Le ciel n'est jamais loin lorsqu'on voyage

Montréal, lecture à l'aube. Le café fume dans sa tasse. Tourné plein Est, vers l'Europe et, au delà, vers l'Asie. Le soleil m'accueille au petit matin alors qu'il est encore en tenue de soirée à l'autre bout du monde.

Je suis d'humeur profondément nomade et vagabonde. D'ailleurs, je range mes malles ces temps-ci. Signe de bougeotte structurelle et de mouvement tectonique. Je sais mes vieux amis, avions long courrier, trains et bateau, ‎être toujours prêts pour la prochaine grande aventure. Il y a des moments dans la vie où l'on sent frémir tout son être, porté par le désir de se déplacer. C'est irrésistible. Être immigrant, parti, c'est un mouvement perpétuel.

Le livre, l'Enigme du retour, de Dany Laferrière, parle bien de voyage mais surtout d'Haïti, l'écorchée. Il parle bien de ce décalage que vit tout immigrant de retour ou de passage dans son pays d'origine après être parti.

J'ai passé commande de mon nouveau vélo avant hier, taillé lui aussi pour ‎la route. Il sera rapide. Il en portera un des noms de légende : Celeris, fis de Pégase. C'est aussi une constellation. Lorsqu'on voyage, le ciel n'est jamais loin car c'est souvent lui qui nous guide.


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